J’ai vu le soleil se coucher dans la paume de ma main
Et la lune briller, éclairant mon chemin
J’ai vu la belle vie s’écouler doucement
Comme le vent qui fuit rattrapé par le temps
J’ai vu des contrées invisibles et chuchotées
Par des êtres tangibles depuis longtemps oubliés
J’ai rencontré Morphée dans les plaines perdues
Et connu dans ses bras ce qui ne fut jamais su
J’ai bercé la mer au cœur de mes yeux
Et rejailli la terre dans le calice précieux
J’ai dompté les folles fleurs de la peur
Qui dansaient librement parmi milles horreurs
J’ai retrouvé l’espace d’un instant
Tout les souvenirs pleurés par l’enfant
Et les larmes qui jamais ne tarissent
À la source du monde des supplices
J’ai vu des Anges ténébreux
Et des Pixies peureux
J’ai vu des elfes en jouer
Et des fées rigoler
J’ai dansé avec les sylphides sur les bord d’un nuage
Et crier tout mon saoul au pied d’un orage
J’ai dormi dans le lit d’une rivière
Dont la richesse infinie était une prière
J’ai connu tant d’autres choses que je ne pourrais conter
Tant il est vrai que les mots sont parfois limités
Il est temps que je m’arrête et que je me sauve
Le temps n’attend pas, il est comme la prose
Je suis l’enfant voyageur, le fils des rêves, qui a parcouru son trêve les mondes entiers.